Jade from Paris: Top of the Lake, série intrigante et captivante

mardi 29 octobre 2013

Top of the Lake, série intrigante et captivante



Quand la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion (La leçon de piano, Bright Star) se lance dans une mini-série, ça donne quelque chose de froid, d'étrange mais de mystérieusement captivant. Pas beaucoup d'actions ni de rebondissements : la tension est plutôt psychologique, renforcée par les plans de la ville fictive de Laketop en Nouvelle-Zélande. Une mini-ville au milieu des grands espaces, entre lac aux eaux glacées, cascades et terres en jachère à perte de vue. 

Copyright photo : Sundance Channel



Ce lac est d'ailleurs au centre de Top of the Lake, et aussi bien au niveau des images que de l'intrigue. C'est dans ses eaux qu'on découvre Tui, 12 ans, fille du caïd de la ville. L'adolescente y fait trempette et refuse d'expliquer son geste. Seul hic : elle est enceinte de 5 mois et son agresseur (parce que la police suppose qu'il s'agit d'un viol) vit à tous les coups dans le même village. L'enquêtrice australienne Robin Griffin est chargée d'en apprendre un peu plus, tandis qu'elle se heurte au machisme environnant. Et quand Tui se volatilise du jour au lendemain, personne ne s'inquiète à Laketop, même pas les femmes de The Paradise, communauté sectaire récemment installée dans le coin où la jeune fille a été vue pour la dernière fois. Une enquête difficile, avec comme ennemis le silence (qui est d'or) et la misogynie ambiante.

Copyright photo : Sundance Channel



Car Top of the Lake est une série de femmes sur les femmes. Et pas n'importe lesquelles : les femmes meurtries, blessées, battues physiquement et psychologiquement. Mais jamais sans tomber dans le pathos ! On y découvre des protagonistes sensibles, troublées, aux multiples facettes et blessures. Divorce, agression, solitude, regrets, racisme (après tout, la mère de Tui n'est qu'une allumeuse thaïlandaise ayant succombé au charme du bad boy du coin)... Pas toujours réaliste, surtout au sein des membres de The Paradise, mais c'est qui ce qui donne de la saveur à la série. Une touche de too much et de freaky enfouie dans une nature plus qu'imposante, avec une enquêtrice sensible et humaine comme héroïne.

Copyright photo : Sundance Channel


La mini-série se compose de 7 épisodes, j'en suis au quatrième et j'aime vraiment beaucoup. Ca change énormément des séries à l'américaine, ne serait-ce que parce qu'il n'y a pas de cliffhanger à la fin de chaque épisode ! Mais on se jette rapidement sur la suite, tout simplement parce que c'est bon, bien joué et merveilleusement beau (amis de la nature, vous ne serez pas déçus). Top of the Lake a entre autres reçu cette année le prix de la meilleure photographie aux Emmy et a été nominé pour une ribambelle de prix, notamment au Festival de Cannes.
Et bonne nouvelle : la série sera diffusée sur Arte les 7 et 14 novembre, alors à vos postes :) 


Et vous, avez-vous entendu parlé de Top of the Lake ? Etes-vous des fans de Jane Campion et de son univers ?
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