Jade from Paris: La danseuse de flamenco

dimanche 26 septembre 2010

La danseuse de flamenco


A l'école primaire, pendant deux ans, j'ai participé à ce qu'on appelle un "ateliers bleu" chaque mardi et vendredi, et ce dans un domaine assez particulier: la danse espagnole. Ca en jette hein, dit comme ça! Robe à froufrous, chaussures de danse Repetto, chignon et épingles enfoncées dans le crâne... Je bavais de jalousie devant ma professeur, aux formes affirmées et au tempérament de feu. Autant dire que cette discipline n'était pas faite pour les chiffes molles comme moi. A l'âge de 9 ans, j'avais autant de charisme qu'un bulot à marée basse et le caractère qui allait avec. Trop timide, pas assez d'assurance, les joues en feu et les larmes aux yeux à chaque remarque déplacée... Autant vous dire que j'ai connu une évolution Pokémon de type feu et de niveau 7 en l'espace de 10 ans.
En ce qui concerne la danse en elle-même, je n'étais ni bonne ni mauvaise et je n'avais du coup jamais la part belle lors des représentations. Quand je regarde les photos de ces spectacles, j'aperçois surtout une gamine gênée, cachée sous son blush rouge coquelicot et aux gestes un peu mous. Je me rappelle mes parents ces soirs-là, avec ce sourire qui voulait dire "Pitié, faîtes qu'elle ne s'inscrive pas l'année prochaine" mais je ne peux pas vraiment leur en vouloir, je faisais à chaque séance le remake du balai coincé dans l'anus, version sévillane. Ma professeur, elle, devenait parfois hystérique devant tant de transparence mais je le lui rendais bien, en oubliant systématiquement le chèque tant attendu à la fin du mois.
Bref, pourquoi est-ce que je vous raconte ça? Parce que la Jade de 9 ans aurait sans doute fait un tabac dans son domaine si elle avait eu mon tempérament actuel, mélange de calme olympien et de furies chinoise et canarienne. Parce que j'adore me remémorer les pas des différentes sévillanes et de flamenco en les tapant sur mon parquet flottant. Parce que j'ai une sublime tenue de danse espagnole qui moisit dans ma penderie et qui n'en ressortira sûrement jamais.
En attendant, j'admire toujours autant ces danseuses lorsque j'en croise, cette musique lorsque mon père écoute en boucle Bebo y Cigala et ces couleurs... Quelles couleurs! J'ai ainsi découvert mon rouge flamenco parfait dans la collection Swiss (pas logique du tout) de O.P.I; il s'agit de la teinte "Color so hot it Berns". Et c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup: je laisse pousser mes ongles! En espérant pouvoir m'empêcher de les grignoter/casser/plier, olé!


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