Jade from Paris: Fais-moi peur...

mercredi 7 avril 2010

Fais-moi peur...


C'est à l'âge de 8 ans que je suis devenue obnubilée par tout ce qui foutait les pétoches. Légendes urbaines, films, appels aux esprits, bouquins... Heureusement que j'adorais également les chevaux, une des seules choses qui ne me faisait pas totalement passer pour un garçon manqué. Oui, j'avais un horrible carré aux oreilles à cette époque mais je ne vois pas du tout où est le problème. Bref, mon intérêt pour les frissons se traduisait par exemple par ma manie de dévorer tous les bouquins Chair de Poule que j'avais sous la main. Je crois que les copains d'école l'avaient bien compris puisqu'ils m'en offraient 3 ou 4 à chacun de mes anniversaire. 3 ou 4 livres qui étaient tous terminés le lendemain au soir. Mes préférés étaient sans aucun doute Le parc de l'horreur, La maison des morts ou Danger, chat méchant, autant de tomes aux titres ridicules aujourd'hui mais effrayants pour la gamine que j'étais. Mes parents en étaient même venus à m'offrir le jeu de société Chair de Poule, une sorte de terrain plein de pierres tombales mais je n'ai malheureusement jamais compris les règles.
Et que dire de Fais-moi peur, la mini-série pour enfants diffusée certains matins. Mais si, vous savez, chaque épisode débutait pas un feu de camp, durant lequel un des protagonistes lançait une poignée de sable dans le feu avant de commencer son histoire. Je me souviens surtout de créatures tapies au fond de piscines et de pompiers morts-vivants surgissant d'incendies à vrai dire. Tout un programme pour tout bon spectateur précoce au taquet devant sa télévision. J'étais également adepte du dessin animé Archie, mystères et compagnie, qui racontait les histoires d'une bande d'adolescents magnifiques et trendy (à l'époque) qui devait affronter une créature dans chaque épisode.


Mais ma peur n'était rien comparée au visionnage de mon premier film d'horreur, j'ai nommé Scream 2. Pas la peine d'avoir vu le premier volet pour comprendre l'histoire ni frissonner comme une folle, emmitouflée dans une couette entre mes deux parents. Les films d'horreur n'ont ensuite plus eu de secret pour moi. Les deux Projet Blairwitch, Souviens-toi l'été dernier, Halloween, The Ring... Je fonçais au cinéma chaque semaine, je n'en ratais aucun à la télévision et jetais également mon dévolu sur des séries fantastiques, telles Buffy contre les vampires (hiii) ou Charmed.
Sauf que voilà, mon euphorie du frisson s'est depuis bien calmée. C'est-à-dire que je me décide désormais à regarder un film d'horreur avec entrain, pour ensuite complètement regretter mon choix, chair de poule et serrage de fesses en prime. Silent Hill, Evil Dead et The Grudge au cinéma ont été des supplices, Massacre à la tronçonneuse, La maison de l'horreur et The Descent à la télévision les antichambres d'une crise de nerfs. J'ai même pleuré en voyant l'autre imbécile se déchirer la peau et les chairs alors qu'il était accroché à des anneaux dans un des innombrables Saw (oui je sais, ce n'étaient que les deux premières minutes du film, la honte intersidérale). Non mais franchement, autant se cogner la tête dans le mur plutôt que se torturer ainsi, très cher. Heureusement que les bouquins noirs me sont encore supportables, car ce serait la mort de l'âme (comme dirait l'autre) dans le cas contraire. Et je me retrouve à trembler dans mon lit, un Mo Hayder ou un Jean-Christophe Grangé à la main, avant de m'endormir apeurée et de recommencer dès le lendemain matin, ne pouvant m'empêcher de ne pas continuer ma lecture.
Alors chochotte, oui, mais pas tout à fait.


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