Jade from Paris: Welcome to Shutter Island

dimanche 28 février 2010

Welcome to Shutter Island


Shutter Island est assurément LE film de cette semaine. Je ne vais pas vous mentir: j'étais moi-même excitée comme une puce à l'idée de sa sortie en salle, au point que je me suis précipitée au cinéma le jour-même. Je n'étais apparemment pas la seule à avoir eu cette idée lumineuse, mais nom de Diou! C'était bien chouette! Voici l'intrigue, au cas où vous ne vous en rappeliez point: 1954, le marshall Teddy Daniels est envoyé sur l'île de Shutter Island pour une affaire de disparition. Chuck Aule, son coéquipier inconnu jusque-là, l'accompagne sur le ferry qui les y emmène. La sécurité sur l'île est à son maximum et la disparition d'une femme nommée Rachel Solando inquiète: l'hôpital psychiatrique qui y est situé abrite de très dangereux criminels. Rachel Solando, par exemple, aurait noyé ses trois enfants avant de les installer à table comme si de rien n'était. Sauf qu'à Shutter Island, le temps qui passe et les évènements semblent aussi étranges que les patients. Entre déluge désir de vengeance et traumatisme, Teddy Daniels devra affronter ses vieux démons et enfin accepter la vérité...
Joyeux sujet, n'est-ce pas? Mieux vaut conseiller aux âmes sensibles de s'abstenir car, tout comme l'intrigue, le film en lui-même est plutôt angoissant et marquant. Leonardo di Caprio, a défaut d'être séduisant, y est méconnaissable et complètement paumé. Il parvient à jouer la folie et le traumatisme avec justesse, tandis que les autres acteurs (comme Ben Kingsley et Marc Ruffalo) transpirent les non-dits sans pour autant surjouer. Ajoutez à cela des images et couleurs complètement rétro, une musique classique entêtante au possible et un super retournement de situation final: je suis ressortie du cinéma avec l'esprit complètement retourné, comme à force d'avoir trop côtoyé les fous.
Cependant, je vous conseille tout de même de lire le roman de Dennis Lehane ou son adaptation en bande-dessinée (par Christian De Metter) avant de voir le film. D'une, car j'ai trouvé la fin du long-métrage un poil trop rapide à mon goût et sûrement difficile à avaler si l'on ne connaît pas déjà le dénouement. Et de deux, car je n'ai pas eu à me concentrer sur l'intrigue et ai ainsi pu scruter les moindres détails du film. Et je peux vous dire que les clins d'oeil au retournement final y vont bon train dès les premières minutes.
Bref, Shutter Island est selon moi une adaptation réussie, qui fait vibrer, sursauter et paniquer en même temps que ses acteurs. Pour vous donner une idée, la salle de cinéma entière tressaillait à chaque retournement de situation (comme durant la recherche du coéquipier près du phare, ou au "Chuck" final)... Je vous laisse avec quelques images du film, 100% weird et 1950's.

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