Jade from Paris: L'histoire du mammouth et du hérisson

lundi 13 juillet 2009

L'histoire du mammouth et du hérisson


Si, comme moi, vous vous attardez sur les panneaux publicitaires, une chose ne vous aura pas échappée: L'Age de glace 3 est en ce moment dans les salles. Conquise par les deux premiers opus, j'ai foncé au cinéma, peut-être un peu trop vite même. On a beau retrouver avec plaisir les protagonistes un peu débiles le temps d'1h40, un des thèmes abordés ne m'a pas vraiment attendrie: la maternité/paternité. Entre Manny le mammouth qui panique pour un rien quant à la naissance de sa progéniture, sa femelle qui montre l'exemple car très digne et Syd le paresseux qui se prend d'amour pour trois bébés tyrannosaures qu'il pense avoir recueillis, l'hymne à l'amour parental résonne. Et quand Maman T-Rex, très inquiète, décide d'embarquer le paresseux et ses petits dans un monde sous-terrain entièrement inconnu par notre bande d'amis préhistoriques, celle-ci n'hésite pas et part à la recherche de Syd le têtu, à ses risques et périls. Je dirais qu'on a vu plus innovant et entraînant... Heureusement qu'il reste l'humour de certaines scènes (merci Scrat et son gland adoré), la découverte du monde des dinosaures et de jolies graphismes car le tout dégouline de bons sentiments et de niaiserie. Un film qui ravira surtout les petits, donc.


On change de registre avec Le hérisson que j'ai pu voir grâce aux places gagnées chez Juliette. Ma lecture du best-seller de Muriel Barbery remonte maintenant à l'été de sa parution en 2007, ce qui ne m'a pas vraiment dérangée puisque j'ai ainsi pu redécouvrir l'histoire, oubliée par mon petit cerveau depuis. On suit ainsi la vie de Renée, gardienne d'immeuble de bourges très cultivée et fan de Tolstoï, et de Paloma, fille de ministre bien décidée à mettre fin à ses jours à son prochain anniversaire, histoire de ne pas être un "poisson dans son bocal" comme elle aime à le dire. Elles se croisent dans le hall d'entrée sans y attacher plus d'importance, jusqu'au jour où l'un des voisins décède (à noter qu'il est le personnage principal d'Une gourmandise, premier roman de Muriel Barbery, très inintéressant selon moi). Débarque alors un nouveau propriétaire, le japonais M. Ozu, qui va chambouler la vie de ces deux femmes... Mona Achache parvient à éliminer tout le superflu et créer un film poétique, très touchant et surtout pas ennuyeux et compliqué comme le sont certains passages du roman (adieu la phénoménologie de Husserl, youpi). Les acteurs y sont très justes et sans prétention, même si Garance le Guillermic (alias Paloma) a une voix et une moue quelque peu... agaçantes. Josiane Balasko y est parfaite, on a même peine à la reconnaître au début du film tant la métamorphose est grande. Dommage cependant qu'on n'en sache pas plus sur la décision finale de Paloma à la dernière minute, mais nous dirons que ce manque est rattrapé par les cours passages d'animation, très beaux dans leur simplicité... Je suis ressortie du film lessivée et démoralisée pour le reste de la soirée. A voir, même si ce n'est pas le chef-d'oeuvre du siècle, avec un paquet de mouchoirs mais pas d'apriori.
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