Jade from Paris: Nantes: jour 2

vendredi 12 juin 2009

Nantes: jour 2


Après un petit-déjeuner plus que copieux à l'hôtel (les énormes pots de confiture et le curé nantais... miam), nous sommes invités pour un brunch à la Cigale, restaurant chic situé juste en face de l'Opéra. Il s'agit plutôt d'un déjeuner, avec au menu gaspacho de tomate et sorbet au concombre, plat principal à base de canard et crème brûlée. Pour moi, ce sera un confit accompagné de flageolets (bein quoi?) tandis que Chéri choisit plutôt le magret et sa salade. C'est bon, sauf la glace au concombre, mais pas facile de finir son assiette quand on a déjà le ventre rempli. Le service est tel que dans les grands restaurants, le décor coloré et vermoulu vaut le détour mais je ne m'y sens pas autant à l'aise qu'à la crêperie de la veille. Que voulez-vous, la Cigale et moi n'avons pas les mêmes valeurs!


Nous partons maintenant vers les quais de la Loire. Aujourd'hui, l'éléphant mécanique fonctionne et Erwan s'est gentiment dévoué pour faire la queue et retirer nos tickets pendant que nous déjeunions. En attendant notre tour, nous longeons le fleuve à mon plus grand plaisir puisque de jolies choses s'y cachent: bateaux, graffitis et même des oeuvres d'art, comme cette ligne de cercles conçue par Buren, l'artiste à l'origine des Bites du Palais Royal. C'était sans compter sur le temps quelque peu étrange ce jour-là, qui passe du rire aux larmes météorologiques. Je ne vous raconte pas combien de fois j'ai failli perdre l'équilibre à cause des rafales de vent, pauvre petite photographe amateur qui aurait risqué sa vie pour une dizaine de clichés (quelle héroïne). Certains d'entre nous font le tour d'une exposition gratuite (Le sang d'un poète) situé dans les anciennes usines navales pendant que d'autres, comme moi, préfèrent se reposer un peu mais il est bientôt 15h30. Pas question de rater la machine-éléphant, nous l'observons pendant qu'elle se déplace et montons enfin dessus. Vous ai-je déjà dit que je souffrais de vertige? V'là les pétoches qui se réveillent quand je me penche au-dessus de la balustrade, et je préfère rester assise, juste au cas où je m'envolerais. Imaginez-vous donc sur un engin aussi haut que la Tour Eiffel (l'hyperbole et moi...), le vent dans la crinière mais en plein dans la tronche et avec l'impression que vos jambes vont vous lâcher à tout moment, un vrai bonheur. Du coup, j'ai terminé notre balade à dos de Dumbo à l'étage du dessous, assise sur ses intestins-grêles imaginaires et j'étais bien aise. D'autres aussi mais je ne balancerai aucun nom hinhin


Après toutes ces émotions, mon amoureux et moi finissons notre séjour avec Jennifer et Greg autour d'une petite glace chez Fleur et Sel. Puis apparaissent le train (retardé) et la Tour Montparnasse, avant de m'exploser comme une masse sur mon lit douillet.
En conclusion, j'ai vu en Nantes une ville dépaysante, simple, jeune et très portée sur la culture. L'activité citadine m'a cependant manquée, puisque qu'après la foule venue suivre la Petite Géante pendant l'après-midi nous nous sommes retrouvées face à trois pèlerins une fois la nuit tombée, un samedi soir (!). Mais plus que tout, je regrette de n'avoir pu rester quelques jours de plus car j'ai passé un week-end très riche en émotions et épuisant! A noter également que j'y ai découvert la meilleure chocolaterie du monde: la Maison Larnicol, élu meilleur ouvrier de France, qui fait des macarons au vrai goût de réglisse et pas de charbon de bois comme Ladurée et des caramels figue-beurre salé à s'en étrangler de délice.
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