Jade from Paris: Nantes: jour 1

mercredi 10 juin 2009

Nantes: jour 1

(Attention, c'est long)



Tout commença à 7h10, l'heure de rendez-vous fixé à la Gare Montparnasse. C'est parti pour 2 heures de train pour Nantes, la tête dans les fesses et le regard un peu fuyant. A notre arrivée, je suis plus fatiguée qu'au départ, non mais vive la jeunesse! Mais pas le temps de bailler: une dame de Nantes Culture et Patrimoine nous accompagne déjà vers le Château des Ducs pour admirer la Petite Géante. "Qu'est-ce donc?" me demandez-vous. Une immense marionnette de petite fille, rescapée du Titanic, qui finit par rencontrer un scaphandrier, géant lui aussi, qui la recherchait sur l'océan après le naufrage; le tout a été construit par François Delarozière et Pierre Orefice, puis animé par la compagnie Royal de Luxe. Je ne vous raconte pas la foule venue suivre ces marionnettes, qui se déplacent dans la ville sur plusieurs jours! Surtout qu'on a loupé toute la parade, occupés pendant ce temps-là à déposer nos valises aux vestiaires du Château, hum. Tant pis, personne n'a la force de courir après la Rose Dawson nantaise et nous préférons attendre le début de notre visite guidée de l'exposition itinérante La mer pour mémoire, située elle aussi dans l'enceinte du Château des Ducs. L'expo est divisée en deux parties: une pour les enfants, l'autre pour nous, les grands. Grâce à de nombreux objets retrouvés après des naufrages, elle décrit le quotidien des marins au cours des siècles passés. Os d'animaux, vaisselles, branles (=hamacs), cloches de navires, restes de hublots: j'ai beaucoup appris sur la vie à bord, les occupations des mousses ou encore les attaques aux boulets de canon. Une très agréable et intéressante exposition donc, sans oublier l'ambiance bleue turquoise et les bruitages qui font directement embarquer pour le Nouveau Continent. Sauf si vous n'aimez pas l'univers marin. A noter qu'il y a un week-end culturel à Nantes à gagner sur le site de l'exposition, si ça vous tente.


Après cette pause culturelle, nous partons vers les hôtels pour nous débarrasser de nos bagages. Oui, car il y a plusieurs hôtels de prévus: nous sommes malheureusement dispatchés dans la ville à cause de la trop forte affluence touristique. Mon chéri et moi avons eu beaucoup de chance puisque nous sommes tombés sur l'hôtel éco-friendly La Pérouse, situé en plein centre, alors que d'autres comme Manuel ou Sarah ont été logés à l'autre bout de Nantes, à 1h30 de distance de la gare... Voici quelques photos de la chambre, plutôt spacieuse et relaxante. Par contre, je triche car nous n'y avons mis les pieds que tard dans la journée, le nettoyage n'ayant pas encore été fait lors de notre premier passage.


Nous nous donnons ensuite rendez-vous un peu plus tard, histoire de laisser tout le monde s'installer (en théorie hinhin) puis de déjeuner tous ensemble. Direction Un Amour de Pomme de Terre, une chaîne de restaurants du terroir qui proposent des plats très copieux. C'est très simple: l'assiette comporte entrée, plat et salade et c'est juste impossible de tout terminer. J'ai personnellement choisi un parmentier de canard, accompagné de pommes sautées, pomme au four au roquefort et autres gourmandises. Un peu cher (entre 15 et 20€), mais pas mal du tout et très bourratif en ce qui me concerne.


Les Machines de l'Ile nous attendent maintenant, situées sur d'anciens chantiers navals. L'endroit est très sympa, encerclé par la Loire et des bâtiments revisités, comme d'anciens bunkers abritant une exposition de bande-dessinées. Impossible de louper l'entrée de la Galerie des Machines: un énorme éléphant mécanique barre la route. Pas de balades pour lui au bord de l'eau à cause de la parade de la Petite Géante (que nous avons d'ailleurs loupée encore une fois en arrivant, la poisse). A l'intérieur des verrières, les créations de Delarozière et Orefice sont présentées et installées de manière à ce que le public puisse participer. Je suis par exemple montée avec Malika sur le grandgousier, qui décolle du sol grâce à des câbles et vole dans les airs pendants quelques minutes, comme s'il était porté par le courant marin. Ma mission: crier "Un, deux, trois, GRANDGOUSIER!" avec mes camarades et manier les hélices de l'engin volant, tâches ô combien intensives ahah. Mais ce qui m'a le plus séduite, c'est le pourquoi de l'endoit: les créateurs souhaitent tout simplement créer un carroussel sur le thème de la mer d'ici plusieurs années, qui comportera les machines déjà créées (raie, poisson-pirate, bâteau-tempête...) et bien d'autres. Soixante personnes pourront monter sur le manège à chaque tour, et je vous avoue que j'ai bien envie de retourner à Nantes juste pour ça tant j'adore l'idée...


Que d'émotions, n'est-ce point? Après toutes ses visites, j'ai les jambes en compote et le cerveau en bouillie d'avoine. Chacun retourne donc à son hôtel, certains se désistent de notre rendez-vous commun du soir même à cause de la fatigue et nous atterrissons finalement dans une crêperie du centre-ville avec Fabienne, Jennifer, Anne-Laure et Benjamin. Du cidre, une crêpe poireaux-oeuf (6€ si je me souviens bien) assez bonne... Dommage que l'amabilité du personnel ne soit pas au rendez-vous. Nous terminons la soirée au Lieu Unique, ancienne usine LU devenue le lieu culturel en vogue de la ville, mêlant sculptures, librairie, béton brut, DJ-sets et cocktails. La musique est assez expérimentale (un mélange de titres indiens/polonais/estoniens/que sais-je encore remasterisé par un DJ British), l'ambiance hétéroclite et leurs mojitos passent tout seuls. Retour à l'hôtel vers 1h du matin, les yeux aussi rouges que si j'avais eu une plantation personnelle. Mais pas moyen de comater: beaucoup de choses nous attendent encore le lendemain...
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