Jade from Paris: Une image peut en cacher une autre

dimanche 17 mai 2009

Une image peut en cacher une autre


Ou comment poireauter 2h devant le Grand Palais pour n'entr'apercevoir que la moitié des oeuvres exposées. Nous étions pourtant arrivés avec beaucoup d'avance, histoire de ne pas être surpris par la foule et sauver mes pieds d'une mort imminente due à des talons de 10 centimètres. Que nenni! Une telle exposition gratuite à l'occasion de la Nuit des Musées, c'était juste une poussée vers le suicide. En 2h j'ai donc eu le temps de répéter 30 fois que j'avais mal aux pieds, sortir et ranger mon i-pod après l'écoute d'une chanson une bonne dizaine de fois, lâcher 50 soupirs devant la centaine de personnes attendant elle aussi DEVANT moi, faire une centaine de petits bisous à mon Chéri qui commençait franchement à en avoir plein le dos (de l'attente et des bisous), reporter 5 fois le moment où j'allais coller sous mes orteils transformés en saucisses mes semelles Shopping&Dancing miraculeusement placées par moi-même dans mon sac. Et encore, une fois arrivés devant le monsieur de la sécurité, j'ai encore dû jouer de ma personne en faisant des yeux de Chat Potté pour que le barrage imaginaire ne s'arrête pas sous mon nez. Appelez-moi Machiavel, s'il vous plaît.
A l'intérieur, pas moyen de voir une bonne partie des oeuvres: les visiteurs (et surtout des parents accompagnés de leurs enfants qui crient, qui chantent) s'agglutinent devant les cadres et l'état de ma voûte plantaire ne me permet pas de patienter une heure de plus pour quelques tableaux d'Arcimboldo. Mais nous arrivons dans des salles étrangement moins remplies situées non loin de là, avec par chance quelques oeuvres de Salvador Dali. Je parviens même à admirer des dessins de Pablo Picasso mais on me dit dans mon oreillette que c'est parce que j'étais dans la partie un peu hot de l'exposition, où sculptures et toiles à la gloire de nos attributs s'entremêlent et qui intéresse, du coup, un peu moins le jeune public. La dernière salle, consacrée aux sculptures et installations-trompe-l'oeil, est également très intéressante et ludique, d'autant plus que l'on peut y respirer tranquillement. A croire que les mioches ne sortaient pas des deux premières salles ce soir-là ahah.
Après cet horrible parcours du combattant, je peux donc vous affirmer que l'exposition "Une image peut en cacher une autre" est plutôt plaisante, sa seconde moitié tout du moins! Elle allie art et jeu à la perfection, au point de ne pas voir le temps passer (sauf dans la file d'attente, hum) et d'être ennuyé, comme des enfants, quand vient la fin. Et voir des Dali, Picasso et un bout d'Arcimboldo, ça casse quand même la baraque.
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