Jade from Paris: De l'art de faire un strip-tease

mercredi 21 janvier 2009

De l'art de faire un strip-tease


A l'occasion d'une soirée sur le thème de l'effeuillage organisée par 1969, je suis repartie avec un roman tout juste paru: Strip-tease, premier bouquin de Leigh Redhead. Simone, l'héroïne, travaille comme strip-teaseuse à Melbourne, où elle devient Vivien jusqu'à l'aube. Seulement, non contente de prendre son pied en s'exhibant dans des cabines tous les soirs, elle vient également de décrocher son diplôme de détective privé. Lorsque sa meilleure amie (elle aussi strip-teaseuse) se fait accuser de meurtre par la mafia à la mort du gérant du club où elle travaille, elle est contrainte d'utiliser ses compétences, diurnes cette fois, pour résoudre l'affaire de son côté. Et en cas de délai dépassé, c'est leurs propres corps qui seraient bientôt trouvés près de la plage... Dès les premières pages, l'auteur (d'ailleurs ancienne strip-teaseuse) nous transporte dans le Melbourne glauque et sexy qu'elle décrit. Clubs, tenues, danses: on croirait presque avoir Vivien, ses collègues et leurs clients devant les yeux! L'intrigue, quant à elle, est rondement menée et le dénouement n'apparaît qu'aux toutes dernières pages. Mais qui a donc pu poignarder Franck Parisi pour le jeter ensuite sur la rive? On suit alors Simone au Red Room, boîte dans laquelle elle s'infiltre, avec toujours cette atmosphère étrange, malsaine et un peu sale. Flics véreux, police des polices, rockers paumés: tous les côtés obscurs de la ville sont passés au crible, à mon plus grand bonheur.
Sauf qu'une caractéristique du roman m'a quelque peu embêtée: sa vulgarité. Les milieux de la nuit et du sexe ne sont bien sûr pas les plus doux, mais faut-il pour autant utiliser les mots "chatte", "bite" et "gaule" toutes les deux pages? Certaines scènes crues relatant les ébats de Simone sont du coup inutiles, et son personnage est, certes, présenté comme le summum de la confiance en soi et de l'accomplissement personnel, sauf qu'elle ne semble finalement être qu'une femme un peu désorientée, pas du tout distinguée et prête à tout.
Strip-tease est donc un bon roman policier qui ne fait heureusement pas partie des chick-lit books, mais qui est cependant difficile et gênant à lire par moments. Espérons juste que Leigh Redhead ne se soit pas inspiré de sa propre expérience en esquissant le portrait de Simone ;)

Et parce que j'ai passé une agréable soirée, sensuelle et féminine, avec un très bel effeuillage burlesque en prime (dont la finalité n'est pas le nu contrairement au strip-tease), voici quelques photos prises dans la boutique rue Saint-Martin. Pour information, la dame se surnomme LadyFlo et organise des ateliers sur le thème du glamour!

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