Jade from Paris: From Paris to Picardie

lundi 17 novembre 2008

From Paris to Picardie


Ce week-end, je suis partie avec ma famille passer du bon temps dans la campagne, près de Marolles précisément. En tout cas, ce n'était pas pour le temps humide et gris souris que nous avons embarqué pyjamas et bouteilles de champagne avec nous, puisqu'il a plu en continu de notre arrivée à notre départ. C'était plutôt pour nous éloigner un peu de la capitale et sa pollution, histoire de ne pas étrangler le prochain conducteur de bus qui ne répondra pas à mon "Bonjour" matinal ou la garce de ma classe qui s'est acheté les mêmes bottes que moi (grrr), et surtout pour se remplir les poumons d'oxygène 100% végétal pendant deux jours. Et fêter l'anniversaire de mon père aussi, accessoirement :)
Je dois tout de même avouer que l'air frais de la campagne sent parfois le poisson pourri (!) et que marcher dans une bouse de vache n'est pas souvent agréable. Mais c'est toujours amusant de rentrer dans un enclos supposé vide et de tomber nez à nez avec une bande de génisses étonnées, parcourant les centaines de mètres qui nous séparent lentement mais sûrement, les bougresses.
A part ça, j'ai fait un peu de quad dans la forêt, et j'ai découvert les joies du sadomasochisme en me faisant fouetter par toutes les branches que je croisais sur mon chemin. Je vous rassure: ce n'est point moi qui conduisais, ou nous aurions directement fini notre course la tête coincée dans un terrier de lapin et les fesses dans un piège à ours. Parce que même à la campagne, la conduite et moi, ça fait trente-six.
Pour finir, j'ai pu renouveler toutes les couches graisseuses de mon corps grâce à deux généreuses fondues, savoyarde ET bourguignonne. Étant donné que je n'en mange presque jamais, j'en profite comme je peux, quitte à afficher 3 kilos de plus sur la balance dès mon réveil (véridique!). Je ne me pèserai plus jamais de la vie pour la peine.
Sinon, et comme vous pouvez le voir, j'ai mitraillé champs et forêts avec mon appareil photo. Et j'ai aussi croisé un renard qui hurlait à la mort, à cause d'un connard de chasseur qui le suivait de près avec son joli fusil, un dimanche en plus. On aura tout vu.
Tout ça pour dire que j'adore la campagne, parce qu'en l'espace de quelques heures je m'imagine partout sauf au milieu des embouteillages, des étrons canins sous la semelle gauche et de la mauvaise humeur ambiante parisienne (que j'entretiens moi aussi, je vous rassure).

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